Cet article s’inscrit dans la continuité de ce que j’ai construit ces dernières années. Il marque surtout ma première expérience d’enseignement sur le territoire canadien.
Je l’écris après ma 8e session de laboratoires avec les étudiants — aujourd’hui, nous en sommes à 11 laboratoires au total, avec des niveaux évolutifs — parce qu’il m’a fallu un peu de temps pour trouver mon rythme.
Vous le savez tous, je suis passionné par l’enseignement et la pédagogie. À mon arrivée à Montréal, je me suis inscrit à un DESS en génie logiciel à l’UQAM. Pour moi, les études ont toujours été un puissant levier d’intégration.
Avec le temps, j’ai compris que les études sont accessibles, mais surtout que l’environnement universitaire est un véritable moteur d’intégration lorsqu’on arrive dans un nouveau pays. Il offre un cadre, une structure et surtout un réseau.
Venant du monde académique, l’une de mes plus belles expériences reste celle d’avoir enseigné à l’Université de Yaoundé I. Retrouver cet environnement ici, au Canada, avait donc une valeur particulière pour moi.
Les avantages d’évoluer dans un milieu universitaire structuré sont nombreux, surtout lorsqu’on a déjà une expérience dans l’éducation.
En intégrant l’UQAM, mes objectifs étaient doubles :
Oui, parce que je vise aussi, à long terme, une carrière dans l’enseignement ou comme instructeur technique. On trouvera toujours un moyen de “hacker” son futur.
Ce qui est particulièrement intéressant dans les universités canadiennes, ce sont les opportunités d’emplois étudiants internes. Elles ne sont pas à négliger, car elles constituent souvent une première porte d’entrée dans le monde professionnel.
Dans un pays comme le Canada, où l’expérience professionnelle est fortement valorisée, ces opportunités deviennent de véritables vecteurs d’intégration : elles permettent de se construire une expérience, un réseau, et une crédibilité.
Je peux dire que j’ai eu la grâce d’obtenir ce poste de démonstrateur.
Oui, de la grâce — mais aussi un peu d’audace.
À la base, le poste était déjà attribué. Suite à un courriel général annonçant une disponibilité, j’ai directement contacté la professeure Sonia Gounar pour lui présenter mon profil. J’ai appuyé ma demande avec mes relevés de notes et surtout avec ma confiance en mes compétences.
Elle m’a donné ma chance.
Et cette opportunité m’a permis de gagner sur plusieurs plans :
J’avais déjà étudié les bases de données à l’université, mais enseigner m’a obligé à aller beaucoup plus loin.
À l’ère de l’IA, enseigner ne consiste plus seulement à transmettre du savoir, mais à apprendre comment apprendre et comment faire apprendre.
Objectif atteint.
Ce poste représente une vraie valeur ajoutée sur mon CV.
C’est aussi une porte d’entrée stratégique pour “hacker” mon futur : viser des postes de chargé de cours ou d’enseignement dans le système canadien.
Aujourd’hui, la manière d’enseigner évolue.
Les étudiants ont accès à tout : documentation, IA, outils automatisés…
Le rôle de l’enseignant change :
Ces 11 laboratoires, conçus avec des niveaux évolutifs, m’ont permis d’expérimenter cette nouvelle approche pédagogique.
👉 Lien du repository GitLab : gitlab.info.uqam.ca/.../info3080-hiver-2026
Enseigner a été pour moi bien plus qu’une expérience académique.
C’est un levier d’intégration, un accélérateur de carrière et un moyen de rester aligné avec ce qui me passionne profondément : transmettre.
Et ce n’est que le début.